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Rédacteur: Past. Matthias Helmlinger

Je ne ferai pas un commentaire suivi des versets que nous allons lire dans Job pendant ces deux semaines, mais donnerai quelques pistes pour comprendre l’ensemble du livre de Job. Je me suis inspiré de l’introduction de la TOB (notes intégrales), de Roland de Pury et d’une brochure de Melody Green sur la culpabilité.

Lundi 11 octobre (livret de prière p. 37)         1er sujet de prière : le Réveil des Églises Job 1 | Psaume 75

Dieu reste Dieu quand il se penche vers l’homme. C’est le thème du livre et non pas d’abord le problème de la souffrance du juste. Qui est Dieu, qui est l’être humain ? C’est le thème principal, abordé, certes à travers les questions que pose la souffrance injuste. Dieu répond par des questions aux questions de Job. On demandait à un rabbin : est-ce vrai que vous pouvez toujours répondre à une question par une question ? Il répondit : « pourquoi pas ? ». Dieu sait répondre, mieux que quiconque, à nos questions par des questions. Ces questions sont pleines de tendresse, surprenantes, car Dieu ne donne raison ni aux amis de Job, qui voulaient défendre Dieu, ni à Job, qui exigeait une entrevue avec Dieu. Première leçon, donc du livre de Job : Dieu reste Dieu quand il nous aime. Depuis des années, une pensée est présente dans ma tête. Comme si Jésus me disait : "est-ce parce que je suis mort pour toi que je suis moins grand ?". Dieu reste Dieu, même quand il nous aime.

Mardi 12                       2ème sujet de prière : le salut du peuple juif             Job 2 | Psaume 76

Les astrophysiciens, à travers leurs découvertes de l’univers, ne cessent de nous dire combien le champ de ce que nous ne connaissons pas s’élargit au fur et à mesure de ces découvertes. Si c’est vrai pour la création, combien plus cela est vrai pour Dieu : plus nous Le connaissons, plus nous découvrons que nous ne Le connaissons pas. D’ailleurs, dans sa longue réponse à Job qu’Il appelle "mon serviteur" Jb 42.8, Dieu interroge Job à partir de ce que Job peut lui-même constater en regardant la création.

Mercredi 13                     3ème sujet de prière : l'unité visible du Corps de Christ Job 3 | Psaume 77

Dieu reste Dieu, même quand nous obéissons parfaitement à Sa Loi. Une telle obéissance – si elle existe – ne nous met pas à pied d’égalité avec Lui. Il nous faut, avec le livre de Job, faire le deuil de ce que nous croyions : que notre piété est une assurance de bien-être et une sécurité. Seule la Présence de Dieu est bien-être et sécurité, et Dieu est libre de manifester cette présence où et quand il veut. Méfions-nous de tout humanisme qui pourrait se glisser même dans la pensée chrétienne et qui nous ferait croire que nous pouvons traiter avec Dieu d’égal à égal. Il nous faut admettre et même aimer que Dieu soit libre d’être Dieu. La justice de Dieu n’est pas notre justice. Quand Dieu vient, il y a une double révélation qui est faite à l’être humain : qui est Dieu et qui est l’être humain.

Jeudi 14                   4ème sujet de prière : l'Avènement et la résurrection Job 4 | Psaume 78.1-39

Contre vents et marées, Job clame son innocence et il veut qu’elle soit reconnue. Il s’opposera jusqu’au bout à ses amis qui veulent le culpabiliser. Nous devons nous opposer avec la dernière énergie à toutes ces voix, en nous ou hors de nous, qui veulent nous enfoncer dans la culpabilité. En affirmant cela, je sais que je marche sur des œufs. Car le rejet de toute culpabilité permet de tuer les autres en toute bonne conscience, c’est bien connu. Mais dans le cadre de notre relation avec Dieu, la culpabilité trop souvent nous empêche de faire l’œuvre de Dieu. Même l’évangile, paradoxalement, peut être utilisé pour nous enfoncer dans la culpabilité : "repentez-vous".

Vendredi 15                                           La croix                              Job 5 | Psaume 78.40-72

Spurgeon (qui a toute sa vie combattu la dépression) dit : celui qui se repent de ses péchés sait qu’il peut toujours se repentir plus. Ce n’est pas parce que je me repens que je dois vivre dans la culpabilité. L’apôtre Paul se dit être le plus grand des pécheurs : vivait-il dans la culpabilité ? Non, il vivait cette profonde conviction dans l’émerveillement de la grâce de Dieu qui lui est advenue en Jésus-Christ et cet émerveillement le poussait à annoncer l’évangile. Autre façon de plonger dans la culpabilité, c’est une certaine façon de dire aux autres : « Jésus est mort pour tes péchés ». Que Jésus soit mort pour nos péchés, c’est absolument vrai, mais il ne faut pas oublier qu’il avait demandé à être glorifié en son Père de la gloire qu’il avait auprès de son Père avant la création. Sa mort sur la croix, c’est aussi cette glorification à laquelle il nous associe : je suis glorifié en eux Jn 17.10. Le livre de Job vient tordre le cou à notre propension indécrottable à nous culpabiliser ou à culpabiliser les autres. Jésus n’a cessé de proclamer son innocence quand on l’accusait d’avoir enfreint la Loi : qui de vous me convaincra de péché ? Jn 8.46. La conviction de péché qui vient du Saint-Esprit ne nous enfonce pas dans la culpabilité, car elle nous est donnée en même temps que nous est révélée la grâce de notre Seigneur crucifié pour nous.

Samedi 16                              L'Église et les sacrements                       Job 6 | Psaume 79

L’alliance du Seigneur avec Israël n’est pas mentionnée dans le livre de Job. Ne sont pas non plus mentionnés le temple de Jérusalem, ni les promesses messianiques, alors que certains chapitres de Job ont été écrits par des fins connaisseurs des prophètes, des Psaumes et des proverbes de la cour royale de Jérusalem. Job n’est pas juif, il est édomite. Il est d’une nation qui est l’ennemie invétérée d’Israël, celle qui sera en conflit avec Israël jusqu’à la fin des temps. Ce conflit est prophétisé à travers l’histoire de Jacob et Ésaü. Bien des prophètes ont eu des paroles sur Édom. Paradoxalement, les Juifs en exil à Babylone ont trouvé espoir dans le témoignage de Job, l’Édomite. N’oublions donc pas que le Dieu de l’alliance, le Dieu d’Israël est le créateur du ciel et de la terre, le créateur du monde habité avec les Nations qui le composent. Là encore, rappelons-nous que Dieu reste Dieu, même quand il se penche vers l’être humain. Dieu reste Dieu, même quand il fait une alliance éternelle avec Israël. Trop facilement, nous lui mettons des limites, sous prétexte qu’il est notre Dieu. Cela ne veut pas dire qu’il faut sous-estimer le fait qu’il dit être « notre Dieu » ; c’est à prendre très profondément au sérieux, au contraire. Mais il reste Dieu, et nous, nous restons des êtres humains. Il peut agir même là où nous ne sommes pas, là où l'Église n’est pas. J’ai eu la joie dimanche 26 septembre d’entendre un homme témoigner : enceinte à 16 ans, sa mère a pris un médicament pour avorter. Suite à ce produit chimique dans son corps, Vincent est né sourd-muet, à l’âge de huit ans il a été dans le coma pendant six mois, plus tard une tumeur s’est développée dans son cerveau, lui faisant perdre la mémoire, ses deux premières compagnes l’ont quitté, il a vécu dans la forêt…, etc…. Chaque fois, c’est Dieu qui est intervenu, qui lui parlait, alors que personne, jamais ne lui avait parlé de Dieu. Qui sommes-nous pour limiter l’action de Dieu au peuple avec lequel il a fait alliance ?

Lundi 18 octobre (livret de prière p. 43)               1er sujet de prière : le Réveil des Églises Job 7 | Psaume 80

Le Seigneur retourna la captivité de Job, quand il pria pour ses amis Jb 42.10. Les deux mots hébreux "SHouBv SHeBvouTH retourner la captivité", sont caractéristiques des prophéties pour les Juifs exilés. Le Seigneur transforme une captivité pour la mort en une captivité pour la vie. Il renverse un destin. Les chrétiens se disent "sauvés", mais être sauvé, c’est une destinée, une nouvelle orientation qui change tout ce pourquoi nous vivions jusqu’à présent. La nouvelle orientation, c’est de prier pour les autres. A peine Abraham reçoit-il l’annonce qu’il deviendra miraculeusement père, il prie pour Sodome et Gomorrhe Ge 18. Job prie pour ses amis. N’oublions pas que les amis de Job sont restés auprès de lui sept jours et sept nuits sans parler Jb 2.13. Cette profonde compassion n’a pas empêché ensuite de la malfaisance en paroles. Ils ne devront leur salut qu’aux prières de Job. Jésus a prié pour ceux qui l’ont maltraité. Il a prié pour ses amis, qui lui ont fait beaucoup de tort en croyant défendre Dieu, mais Dieu les a récusés. Les Juifs prient pour les Nations où ils se trouvent, même si ces Nations ont été souvent le lieu de leur souffrance. « Priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux. » Mt 5.44-45.

Mardi 19                                2ème sujet de prière : le salut du peuple juif   Job 8 | Psaume 81

Le livre de Job aborde une question taboue, elle est instinctivement taboue pour chacun de nous : préférer mourir. Job aimerait mourir, il désire à certains moments mourir. Il regrette d’être né pour voir tant de souffrances, pour subir tant de souffrances. Cette question se pose aujourd’hui encore, l’euthanasie est même envisagée par certains comme une solution. J’ai connu un pasteur cévenol qui était dans la résistance. Comme les autres résistants, il avait sa capsule de cyanure, au cas où il serait capturé et soumis à la torture. C’est bon que la Bible comporte ce genre de textes, où cette question de mourir n’est pas éludée. Job souffre, mais pour lui, la pire des souffrances, c’est ce silence de Dieu. Et une audience avec Dieu lui sera accordée. La Présence de Celui qui est Dieu peut seule nous donner ce dont nous avons besoin. Au début du livre, Job veut rester en vie, pour avoir cette entrevue, car il est convaincu qu’il n’y a plus rien après la mort, plus aucun dialogue possible, puis, petit à petit, se glisse dans son discours une certitude : c’est dans sa chair qu’il verra Dieu. Je sais moi, que mon rédempteur est vivant, que le dernier, il surgira sur la poussière. Et après qu’on aura détruit cette peau qui est la mienne, c’est bien dans ma chair que je contemplerai Dieu. C’est moi qui le contemplerai, oui, moi ! Mes yeux le verront, lui, et il ne sera pas étranger. Mon cœur en brûle au fond de moi Jb 19.25-27.

Mercredi 20                        3ème sujet de prière : l'unité visible du Corps de Christ Job 9 | Psaume 82

Nous voyons dans la Bible une autre piste que celle indiquée par la philosophie grecque qui professe l’immortalité de l’âme. Même si ce concept grec s’est répandu dans la chrétienté et le judaïsme, il n’est pas biblique. Tout le combat des croyants se joue dans la relation avec Dieu, qui ne pourra pas être détruite à cause du Seigneur lui-même qui l’a initiée, et c’est cette relation qui décidera le Seigneur à nous faire revivre pour pouvoir continuer cette relation dans la chair. La Bible ne nous encourage jamais à mépriser cette chair humaine dans laquelle Christ est venu. C’est la différence d’avec la philosophie grecque.

Jeudi 21                 4ème sujet de prière : l'Avènement et la résurrection     Job 10 | Psaume 82

Roland de Pury réécrit la question initiale de Satan à Dieu : « est-ce vraiment pour rien que Job te sert ? … Si un jour disparaissait tout ce dont tu l’as comblé… si un jour Tu n’étais plus rien pour lui qu’un Dieu pauvre et impuissant et incapable, si un jour tu le dépouillais de tout ce qu’il reçoit de toi, si un jour tu devenais comme un Dieu qui n’a plus rien à donner que lui-même, ce jour-là, où serait sa fidélité ? Quelle serait sa confiance, sa piété ? ». Roland de Pury invente en tant que chrétien cette question de Satan, car Satan ignorait que c’était précisément le projet de Dieu de Se donner lui-même dans la croix de Jésus, dans l’impuissance la plus totale à donner ce que l’être humain réclame de Lui : sauve-toi toi-même et nous aussi ! Lc 23.39. Pour que Dieu puisse nous donner Son amour, il Lui fallait n’être rien pour l’être humain. Il faut n’être rien pour donner son amour à quelqu’un qui n’aime pas. Car pour celui qui n’aime pas, l’amour, c’est rien. La croix est la réponse définitive à ce qui est derrière la question de Satan : oui, l’amour existe, l’amour qui ne marchande pas une contrepartie, cet amour existe dans l’humanité. Enlevez Jésus crucifié, vous enlevez le cœur battant de la Parole de Dieu, vous enlevez la possibilité pour l’être humain d’aimer Dieu. Lisons en parallèle ces deux versets, la prière de Job « ô terre, ne cache pas mon sang ! » Jb 16.18 et Hb 12.24 : le sang de l’aspersion de Jésus parle mieux encore que celui d’Abel.

Vendredi 22                                        La Croix                                  Job 11 | Psaume 84

Réalisant depuis le début que Dieu est Dieu et qu’il ne peut pas dialoguer à égalité avec Dieu, Job émet un souhait très touchant : s’il existait entre nous un arbitre pour poser sa main sur nous deux… Je parlerais sans craindre. Puisque cela n’est pas, je suis seul avec moi Jb 9.33, 35. Ce vœu si touchant d’un arbitre entre Dieu et l’être humain, ne peut-on pas dire qu’il est désormais exaucé ? Jésus dit : moi je prierai le Père et il  vous donnera un autre Paraclet (ce n’est pas le même mot que « arbitre », mais le sens est très proche), qui restera avec vous pour toujours Jn 14.16. Nous pouvons nous reposer sur l’Esprit Saint en nous pour continuer en tout temps la relation entre nous et notre Père dans le ciel.

Samedi 23                              L'Église et les sacrements                     Job 12 | Psaume 85

Le livre de Job n’est pas un livre qu’on peut refermer en se disant : "ça y est, j’ai lu un commentaire, j’ai compris !" C’est un livre qui reste ouvert, car la souffrance incompréhensible existe encore. On ne pourra jamais dire qu’on a compris quelque chose à la Shoah. Job voulait une audience, une réponse de Dieu. Nous attendons cette venue de Dieu. La Bible se termine ainsi : l’Esprit et l’Épouse disent : viens ! Que celui qui entend, dise : viens ! Ap 22.17.


Date de création : 07/10/2021 @ 11:43
Dernière modification : 07/10/2021 @ 11:43
Catégorie : Feuilles de prière 2021-2022
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