Union de prière

Fermer Présentation

Fermer Maison Boissier

Fermer Charte

Fermer Enseignements

Fermer Feuilles de prière 2021-2022

Fermer Vidéos

Archive

Fermer Biographie

Fermer Ecrits de Louis Dallière

Fermer Etudes des Retraites

Calendrier
Préférences

Se reconnecter
---

Votre nom (ou pseudo) :

Votre code secret


 Nombre de membres 3 membres


Connectés :

( personne )
Visites

 307227 visiteurs

 3 visiteurs en ligne

Feuilles de prière 2021-2022 - FP 2021-22, 23+24

UNION DE PRIERE

    Maison de Boissier, 19 r. de la Calade, 07800 CHARMES SUR RHÔNE

    +33 475 608 551      uniondepriere@gmail.com     www.uniondepriere.fr

IBAN : France : FR81 2004 1010 0706 6496 8P03 828 BIC : PSSTFRPPLYO ; Suisse : CH16 09000 0000 1476 1280 9

Rédacteur: David BOUILLON

Lundi 21 février (livret de prière p. 43)                                              Romains 7, 1-6 | Ps 60

Mariage – veuvage – remariage Vs Loi – Croix – Foi. L’image semble simple mais à bien y regarder elle est plus compliquée : c’est chaque croyant qui meurt (v. 4) et donc il est plutôt dans le rôle de l’époux décédé que de la veuve qui lui survit et qui se retrouve ainsi libre. Paul ne peut envisager une liberté sans passage par la Croix et donc sans une identification à la mort endurée par Jésus-Messie. C’est tout le contraire des libertaires d’hier et d’aujourd’hui qui veulent disposer de leur libre volonté mais sans se plier aux exigences du baptême et de la soumission au Seigneur. Paul vise aussi une dérive possible de la référence à la Torah : un légalisme orgueilleux qui ne se soumet à Dieu qu’en apparence. Dans les deux cas, nous ne sommes pas réellement libres.

Prions : Garde-nous, Seigneur, de rejeter ta Parole ou d’en faire une idole. Conduis-nous dans ta volonté.

Mardi 22                                                                                    Romains 7, 7-12 | Ps  61

Adolescent, je fréquentais une paroisse réformée en Belgique où pendant plusieurs semaines les chants de la liturgie restaient identiques. Un de ces répons était le v. 12 de la lecture de ce jour (Ô Dieu, ta Loi est sainte, recueil Louange et prière ou Ailes de la foi). Dans ce même temple, de part et d’autre de la chaire, deux tables de marbre gravées nous rappelaient les 10 commandements. Mais je ne mesurai pas alors la complexité de ce que Paul évoque dans notre passage. Ce que je comprends aujourd’hui c’est la menace sournoise qui se niche dans le péché (v. 8, 11 : profitant de l’occasion ; saisissant le prétexte). On peut faire de la religion un rempart mais sans la grâce de Dieu, et sans une humilité à l’exemple de Jésus, aucune muraille religieuse ne nous protège des faillites spirituelles. L’actualité des Eglises nous en donne malheureusement de tristes exemples.

Prions : Toi seul, Seigneur, est mon secours : contre moi-même et contre celui qui veut me détourner de toi.

Mercredi 23                                                                              Romains 7, 13-25 | Ps 62

La fin de ce chapitre est la preuve la plus évidente que renoncer à parler du péché n’est en rien libérateur. Trop d’idéologies se basant sur le fait que l’être humain serait bon ou capable de bien agir si on lui en donnait l’occasion, ont conduit l’humanité dans des effondrements tragiques. Les discours musclés, les appels à plus de discipline ou de répression ne résoudront pas non plus ce problème. Paul ne s’exprime pas ici dans le langage de l’éthique ou de la politique, mais dans celui de la mystique : seul Jésus-Messie détient la clé de notre incapacité à choisir le bien et la vie. Dostoïevski arrivera à la même conclusion (à la différence de Tolstoï qui se voulait plus optimiste en ce qui concerne la capacité humaine).

Prions : Seigneur, si je suis incapable de te plaire, cela n’a rien de tragique ou de désespérant. Tu m’appelles et me reçois avec ma nature déchue car tu vois toujours en moi ta ressemblance.

Jeudi 24                                                                                     Romains 8, 1-11 | Ps 63

Puisque notre frère Guy Chautems a rédigé le commentaire de ce jour dans Le Guide (Ligue pour la lecture de la Bible : https://www.leguideenligne.com/), je me contenterai de prolonger ses judicieux propos. En lisant les mémoires qu’il a rédigées avec son épouse Denise, je mesure combien ce dont Paul parle s’est vérifié dans la vie de millions de personnes : la où l’Esprit de Dieu peut agir souverainement, la vie surgit ou réapparaît de manière merveilleuse. Le don de l’Esprit, en particulier tout au long du 20e siècle est un « courant de grâce » (expression du pape François) qui a manifesté la Vie et ravivé l’espérance. Certains analysent cette grâce comme une religiosité de l’émotion, et ils s’en privent. Je rends grâce à Dieu d’avoir grandi en étant témoin de toutes les grâces que le Pentecôtisme et le Renouveau charismatique ont rendues manifestes (même s’il y a eu des erreurs et des fautes).

Prions : Avive Seigneur, l’action de ton Esprit et que par lui, Jésus soit Seigneur de nos vies, de l’Eglise et du monde, afin que toute la création te glorifie, toi le Père éternel et miséricordieux.

Vendredi 25                                                                              Romains 8, 12-17 | Ps 64

Au début du chapitre 7, Paul utilisait le langage de la mort et l’image du veuvage. Ici, bien que nous ayons dû passer par la mort, il fait de nous des héritiers appelés à une vie de plénitude avec le Père. Comme Guy Chautems l’écrit : « Je suis héritier », c’est-à-dire que je reçois des biens qui ne m’ont rien coûté, qui ne dépendent pas  de moi.  C’est vrai  aussi  pour les enfants :  tout ce qu’ils ont  leur est donné  (même si

 

nous leur apprenons à rendre des petits services en échange d’une pièce de monnaie !) Mais une fois que ces biens me sont confiés, je peux en user comme si je les avais gagnés à la sueur de mon front. Pourtant, comme chrétiens, nous avons souvent tendance à ne pas puiser dans cet héritage mais à nous confier en ce que nous avons acquis ou dans le peu qui nous reste. Calvin n’avait pas tort de parler de « pauvrette église »

Prions : Apprends-moi Seigneur à puiser dans le trésor de ton pardon, de ta guérison, de ta délivrance, de ta Parole, de tes dons spirituels, de ton amour (liste non-limitative).

Samedi 26                                                                                Romains 8, 18-27 | Ps 65

Comme Guy Chautems le souligne, l’urgence climatique nous fait entendre les « soupirs de la création » avec une tonalité bien particulière en notre époque. Mais à la différence des collapsologues (c’est Pascal Veillon qui nous a fait découvrir cette nouvelle discipline) dont les conclusions peuvent sembler désespérantes, Paul est résolument tourné vers l’espérance d’une création transfigurée. C’est aussi une fonction de l’Esprit-Saint : libérer en nous une espérance qui ne se fonde pas sur les circonstances mais sur les promesses de Dieu et sur la victoire du Fils à la croix. Cette espérance (en hébreu, tikvah) est aussi au cœur de la foi d’Israël qui en ce shabbat relit le texte de la paracha Vayakhel (Exode 35.1-38.20) : le tabernacle de la terre n’est qu’une anticipation du tabernacle éternel, la Jérusalem d’en-haut (Apoc 21-22).

Prions : Que l’Union de prière, reste Seigneur, cette communauté de l’espérance, en dépit des événements et de tout ce qui bouscule notre temps.

Lundi 28 février (livret de prière p. 49)                                          Romains 8, 28-39 | Ps 66

La christologie est un des thèmes importants de la théologie. Dès les débuts du mouvement religieux qui allait aboutir au christianisme on s’est interrogé sur le lien entre Jésus et le Christ (en hébreu = le Messie). Non seulement le judaïsme avait développé des approches complexes du Messie et donc aussi de nombreux débats, mais il fallait aussi discerner quel personnage historique pouvait prétendre au titre de Messie. Paul ne rentre pas dans ces débats. Il exprime sa foi que Jésus, le Messie, révèle l’amour du Père et a tout accomplit pour l’humanité. Si Dieu, en son Fils, nous fait grâce, rien ne peut se dresser contre nous. La mystique juive voit la création comme un vase brisé qu’il faut réparer (tikkun Olam). La mystique paulinienne voit le monde comme restauré par l’œuvre du messie crucifié.

Prions : Christ victorieux de (nommer ce qui dans vos vies a besoin du triomphe du Seigneur), je te rends grâce pour la certitude que tout concoure au bien.

Mardi 1er mars                                                                                       Tite 1.1-4 | Ps 67

La philosophie pense le monde ; Paul pense le projet de Dieu. La magnifique conclusion de Romains 8 nous le rappelait hier. Ici dans cette lettre pastorale, Paul comprend son ministère comme un maillon du grand projet de Dieu. Ce projet est la vie éternelle, cette vie qui aurait dû être la vie normale des créatures en Eden. Mais malgré la faute d’Adam, Dieu ne renonce pas à sa volonté de faire bénéficier ses créatures d’une telle vie. Paul comme Tite sont des activateurs de cette vie car ils témoignent tous les deux d’un Jésus ressuscité, qui est le Vivant et la Vie.

Prions : Nous te rendons grâce, Seigneur, pour ce goût d’éternité que tu infuses à nos vies par l’accueil de ton Fils, Jésus, le Ressuscité. Par Lui, l’éternité est déjà présente et il la rendra totale par sa venue. Maranatha !

Remarque : sur la feuille précédente, le mercredi 16 février était annoncé par erreur " mercredi des cendres " ; mais c’est bien aujourd’hui que commence le carême dans la tradition occidentale.

Mercredi 2                                           U Mercredi des Cendres             Tite 1.5-16 | Ps 68

Irréprochable Vs dévoyé ; pur Vs impur ; Réfléchi Vs impulsif ; fidèle Vs versatile... Cette vision est aussi celle du Psaume 1 qui oppose le juste qui médite la Torah aux méchants qui n’en font qu’à leur tête. Le risque des approches binaires et de basculer dans un moralisme où l’on se justifie en opposition à l’autre (cf : la prière du pharisien et du collecteur d’impôt, Luc 18.9-14). Mais ce risque ne surgit que si au lieu d’agir pour plaire à Dieu on se comporte pour plaire aux autres (ou à soi-même). Ce qui est attendu d’un responsable d’église (et de tout croyant) c’est de refléter par sa vie l’ordre du monde éternel plutôt que les désordres du monde déchu.

Prions : Conforme-moi, Seigneur, à l’image de ton Fils, et garde-moi des œuvres de l’antéchrist.

 

 

 

Jeudi 3                                                                                                 Tite 2.1-10 | Ps 69

Quand Dieu a créé le monde, il vit que cela était bon. Au 6e jour, cela fut même très bon. Chaque génération, chaque couche sociale est invitée par Paul à laisser ce bien imprégner sa vie et ses relations. Car si le mal s’immisce, tout est faussé et dévoyé. Certes un lecteur imprégné de la culture actuelle, lira tout cela comme archaïque ou injuste. Mais sa grille de lecture est-elle celle de Dieu ou celle du prince de ce monde ? La saine doctrine du v. 1 est celle qui accepte ce que Dieu a dit ; la fausse doctrine commence dès que l’on doute de ce que Dieu prescrit.

Prions : Seigneur, pardon d’écouter d’autres voix que la tienne. Avec Israël, je te redis : Sh’ma Israel, Adonaï Elohénu, Adonaï erhad (Ecoute Israël, le Seigneur notre Dieu, le Seigneur est un).

Vendredi 4                                                                                         Tite 2.11-15 | Ps 70

Nous retrouvons ce thème du projet de Dieu qui va d’une éternité à une autre éternité. Mais ce projet, à cause de l’incarnation de Jésus, se traduit dans nos vies. Le Christ atteste qu’il y a une source de salut et que cette eau vive quand elle coule dans une vie y apporte la vie même de Dieu. Encore une fois, il ne s’agit pas ici de cultiver une moralité chrétienne, mais de vivre la vie en Dieu et pour Dieu. La piété et les belles œuvres que Paul évoque ne seraient-elles pas ce qui se vit dans nos cultes (privés ou publics) ? L’adoration devient le creuset où nos vies impies sont transformées pour désormais glorifier le Seigneur.

Prions : Seigneur, que nos cultes, nos prières, nos louanges, nos célébrations, nos eucharisties montent vers toi de nos corps et de nos cœurs sanctifiés. Accorde-nous de rayonner ta gloire ici-bas.

Samedi 5                                                                                               Tite 3.1-7 | Ps 71

Paul, comme beaucoup de penseurs de l’Antiquité, est acquis au fait que les magistrats incarnent l’ordre social indispensable face à une tendance humaine à se vouer au chaos. L’ordre politique reflète donc cet ordre que Dieu avait voulu pour sa création. Après mai 68, nos contemporains voient les instances politiques comme des réalités oppressives (ce qu’elles ont aussi été dans les régimes totalitaires). Paul invite donc les disciples de Jésus à l’obéissance civile car en agissant ainsi, ils confirment qu’ils croient à l’ordre et non au chaos. Mais le chrétien n’est pas qu’un bon citoyen car sa vraie patrie est au ciel. En agissant de manière civile, le chrétien rend compte d’un ordre supérieur : celui de la cité de Dieu. Et s’il lui arrive de choisir la désobéissance civile c’est encore et toujours pour attester que Dieu règne au ciel et sur la terre.

Prions : Seigneur, alors que nos pays voient la vie politique perdre en respectabilité, donne-nous de croire encore en une vie sociale qui donne à chacun une place et une dignité, comme toi tu l’as voulu dès le commencement et comme il en sera dans ton Royaume.


Date de création : 17/02/2022 @ 14:01
Dernière modification : 17/02/2022 @ 14:01
Catégorie : Feuilles de prière 2021-2022
Page lue 497 fois


^ Haut ^