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Feuilles de prière 2020-2021 - FP 2020-21, 11+12

UNION DE PRIERE

    Maison de Boissier, 19 r. de la Calade, 07800 CHARMES SUR RHONE

                                     uniondepriere@gmail.com

                CCP France : 6 649 68 P Lyon ; Suisse : 14-761280-9

Rédacteur: David Bouillon

Lundi 23 novembre (livret de prière p. 75)                         1er sujet de prière                            Ézéchiel 17 | Ps 105

Pourquoi parler en parabole si immédiatement après l’explication nous est donnée ? Parce que la parabole, parole énigmatique, avive en nous la curiosité et le désir de comprendre. La parabole cherche à fissurer la carapace de nos certitudes trop assurées ou de ces raisonnements qui laissent la Parole de Dieu de côté. Dieu dévoile ici les perversions de nos discours (duplicité, trahison, mépris). Notre texte affirme l’absolue droiture de la Parole de Dieu : v. 16 « Je suis vivant… » ; v. 19, 22 « Ainsi parle le Seigneur… » ; v. 24 « Moi, le Seigneur, j’ai parlé… ». Ce qui donne de l’espérance, nous qui vivons encore dans un monde empli de mensonges et de demi-vérité, c’est que Dieu agit (v. 24) et il le fait pour le salut.

Mardi 24                                              2ème sujet de prière                                             Ézéchiel 18.1-20 | Ps 106

Un proverbe encore employé de nos jours affirme : « Tel père, tel fils » (aussi le Ps 106.6). Le texte d’aujourd’hui refuse cette logique. Pourtant, l’histoire d’Israël nous donne bien des exemples de ce que l’on pourrait qualifier de « disposition transgénérationnelle au péché ». A la punition collective, Ézéchiel préfère la responsabilité individuelle (une idée qui ne déplaît pas aux « modernes » que nous sommes). Et si simplement ce passage nous rappelait la puissance de la repentance qui brise tous les fatalismes. Certes l’être humain peut faire la bête, mais il est tout aussi apte à devenir un Tsadik ! (relire le Psaume 1)

Mercredi 25                                         3ème sujet de prière                                           Ézéchiel 18.21-32 | Ps 107

« Vivez ! », mais vivez comme des êtres qui êtes passés par le chemin de la conversion (v. 32). Ce chemin est aussi droit (Ps 107.7), rectiligne, que le sont les deux poteaux de la Croix. Hors de ce droit chemin, tout est détours. La voie courbe, c’est celle du salut par les œuvres : en accumuler assez pour que dans la balance, les conséquences mauvaises de nos désirs ne pèsent pas trop. La voie droite, c’est celle de la foi, celle du brigand en croix qui parie tout sur Jésus, conscient qu’il ne mérite aucune grâce. Le cœur non-renouvelé cherche à marchander le salut, le cœur renouvelé voit clair sur lui-même (v. 28) et l’esprit renouvelé ose alors la confiance envers Dieu dont les œuvres sont étonnantes (Ps 107.8, 15, 21, 31, 42-43).

Jeudi 26                                                4ème sujet de prière                                                   Ézéchiel 19 | Ps 108

Dans la théologie occidentale classique, on parle de l’Eglise comme étant une mère (thème repris par le Concile Vatican II, dans le document Lumen Gentium). Cette image nous aide à relire le passage de ce jour sans pour autant enlever à Israël ce qui lui est propre. Comme Israël, l’Eglise a vocation à proclamer ce qui lui a été confié par son Seigneur, et comme Israël, l’Eglise subit l’opposition des nations prêtes à tout pour étouffer ce rugissement qui n’est que l’écho du rugissement de Dieu lui-même (Amos 1.2). Luther rédigea un traité qui fait écho à notre texte : De la captivité babylonienne de l’Eglise (1520). Un rapport récent d’un institut américain, souligne une répression croissante des religions par les pouvoirs politiques : https://www.pewresearch.org/fact-tank/2020/11/10/government-restrictions-on-religion-around-the-world-reached-new-record-in-2018/

Vendredi 27                                                    La croix                                                Ézéchiel 20.1-31 | Ps 109

Notre passage nous offre un rappel historique comme il s’en trouve plusieurs dans la Bible (Ps 107 lu mercredi ; Actes 7…) : cela n’a rien d’encourageant ni de glorieux. Dieu a avalé bien des couleuvres mais maintenant il va fermer la bouche : aucune parole ne sera transmise de sa part à Ezéchiel. Quoi que ? Notre texte est jalonné de cette formule : « Parle à ; parle aux… » (v. 3, 5, 27, 30). Pourquoi chercher une parole de Dieu alors qu’il l’a déjà donnée dans sa Torah ? Et n’en va-t-il pas de même pour nos Églises qui cherchent une parole de Dieu (compatible avec l’esprit du monde) alors que l’Évangile a été proclamé et que les conciles, les synodes et les Pères de la foi, nous ont indiqué, eux aussi la voie à suivre ?

NB : Le Psaume 109 est un texte d’imprécation qu’il faut lire avec le discernement du Seigneur.

Samedi 28                                          L’Église et les sacrements                               Ézéchiel 20.32-44 | Ps 110

Dieu ne se repent pas de son projet : il se forgera coûte que coûte un peuple consacré qu’il bénira. Mais pour y arriver, il faut qu’un jugement ait lieu. Il faut aussi qu’au plus profond de l’être s’installe un dégoût du péché (v. 43) C’est un peu comme ces médicaments qui sont prescrits aux alcooliques et qui font que la moindre gorgée de boisson alcoolisée ingérée s’accompagne de vomissements. Sur bien des aspects, notre humanité aurait bien besoin d’un tel sevrage de choc.                                                                                                                                                                

Lundi 30 (livret de prière : relecture de la charte)             1er sujet de prière                           Ézéchiel 21.1-22 | Ps 111

Remplacez « épée » par « Covid-19 » et vous avez un texte qui prend une étonnante actualité. Évidemment il faut manipuler ce genre d’exégèse avec autant de soin qu’un bâton de dynamite ! Pourtant, l’épée comme le Covid frappe le juste et le méchant (v. 8). Face à cela, la confiance en prend un coup (v. 12, 20a). La 2e vague semble pour impitoyable que la 1ère (v. 8-9 puis v.19-20). Mais alors, quelle image de Dieu en retirons-nous ? C’est oublier que Jésus lui-même a osé employer des images de Dieu très dures : Matth 22.7.

Soyons sage face à tout cela, car « la crainte du Seigneur est le commencement de la sagesse » Ps 111.10

Mardi 1er décembre                              2ème sujet de prière                                         Ézéchiel 21.23-37 | Ps 112

« Les choses vont changer… » (v. 31b) Cette parole rappelle le cantique de Marie (Luc 1.52) et souligne un aspect de la vocation du Messie : établir la justice de Dieu (v. 32 ; une expression « maître de justice » qui se retrouvera dans des textes de Qumran). Mais avant cela, il semble que le mal ait atteint un seuil critique (v. 30, 34 = comble de l’iniquité ; avec un parallèle en Gen 15.16 et en 2 Thess 2.3-4). Nous retrouvons aussi cette montée en puissance du mal avant que ne survienne le basculement dans la fin de l’Apocalypse. Il est difficile de dire si notre époque porte le mal à son comble même si le souvenir de la Shoah, de Hiroshima et la prise de conscience des désastres écologiques ne nous poussent pas à l’optimisme. Mais la foi et l’espérance nous invitent cependant à attendre l’avènement d’un monde nouveau où la mort ne sera plus. Et lisons le Ps 112 !

Mercredi 2                                      3ème sujet de prière                                                          Ézéchiel 22 | Ps 113

En 1975, Jacques Ellul publiait Sans feu ni lieu, un essai sur la ville à la lumière des textes bibliques. Ce qu’Ézéchiel dit de la « ville sanguinaire » souligne combien les villes sont des univers impitoyables et propices aux vices (pour les amateurs de comics, BD américaines, cette vision noire de la ville est un classique). L’impureté est telle qu’il n’y a pas d’autres solution qu’une refonte totale (v. 17-22). Et malgré tout, le Seigneur cherche quelqu’un qui se tienne sur la brèche… mais il n’en trouve pas ! Jésus non plus n’a pas trouvé de disciple éveillé à l’heure de son ultime obéissance. Seigneur, pardon ! Seigneur, aie pitié !

Jeudi 3                                            4ème sujet de prière                                              Ézéchiel 23.1-35 | Ps 114

Autant le Cantique des cantiques emploie le vocabulaire de la sexualité pour magnifier la relation de l’amant et de l’aimée, autant Ézéchiel utilise ici toutes les ressources du vocabulaire de la débauche pour décrire Jérusalem et Samarie dans leurs turpitudes (malheureusement les confinements sont mis à profit par les producteurs de pornographie pour déverser avec encore plus de force leurs immondes productions). Mais ces « amours » ne sont qu’un leurre car très vite c’est la violence et la haine qui se manifestent. La libération sexuelle chère à notre fin de 20e siècle se révèle finalement un esclavage pire que celui de la « morale bourgeoise ». La seule libération de la culture de prostitution c’est de nous laisser fiancer à l’Époux (2 Cor 11.2).

Vendredi 4                                               La croix                                                     Ézéchiel 23.36-49 | Ps 115

« Que celui qui est sans péché… » (Jean 8.7) Faut-il juger les femmes adultères (v. 45) ? C’est pourtant le sort réservé aux deux sœurs coupables (v. 47). Le texte nous ramène à ce qui avait déjà été abordé au chapitre 18.20 : chacun doit rendre compte pour lui-même (v. 49). C’est aussi ce que fit Jésus avec les accusateurs de la femme et avec la femme : renvoyer chacun à ses propres actes et ainsi les inviter à suivre une autre voie que celle du péché, voie qui mène à la mort. A la croix, je ne viens pas déposer les fautes du prochain mais les miennes.

Samedi 5                                            L’Église et les sacrements                                   Ézéchiel 24.1-14 | Ps 116

Dieu travaille aussi avec le calendrier (v. 2). Il est même l’inventeur du calendrier lui qui a organisé l’univers avec des cycles bien réglés. Israël est attentif aux dates et ainsi il se souvient : le 9 Av, c’est le souvenir de la destruction des deux temples (c’est aussi un 9 Av, 2 août 1914, que la première guerre mondiale a éclaté ; cf : § 22 de la Charte avec mention de cette date qui pour Louis Dallière marque la fin de la chrétienté) ; dans quelques jours ce sera Hanouka et le souvenir du temple reconsacré. Nous aussi, avec prudence, nous pouvons demander au Seigneur de nous révéler « quelle heure il est », même si le jour de la venue glorieuse de Jésus ne nous sera pas indiqué. Alors veillons !


Date de création : 22/11/2020 @ 17:55
Dernière modification : 22/11/2020 @ 17:57
Catégorie : Feuilles de prière 2020-2021
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