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UNION DE PRIÈRE

    Maison de Boissier, 19 r. de la Calade, 07800 CHARMES SUR RHÔNE

                                     uniondepriere@gmail.com

                CCP France : 6 649 68 P Lyon ; Suisse : 14-761280-9

Rédacteur: Guy Chautems

Le pasteur Maurice Ray, qui était alors Secrétaire général de la Ligue pour la Lecture de la Bible, a publié un canevas d’études bibliques sur 1 Pierre. Au début de chaque étude il posait 5 à 6 questions d’actualité. Je vous livre quelques-unes de ces questions suivies de leur réponse. 

Lundi 9 mars (livret de prière p. 57)      1er sujet : le Réveil par des conversions authentiques     1 Pierre 3.1-7 | Ps 37

Ces exhortations de l’apôtre autorisent-t-elles l’union d’une femme croyante et d’un mari infidèle… même baptisé ? En aucun cas ! Et sur ce point la volonté de Dieu est clairement exprimée par l’apôtre Paul, quand il dit : « Mariez-vous selon le Seigneur » (1 Co 7.29). En effet, les conditions du bonheur voulu par Dieu dans le mariage et naturellement recherché par les conjoints, sont liées à la soumission des deux époux à Christ (Eph 5.21). Le fait même que l’apôtre illustre les v. 21 – 24 par l’exemple de la femme liée à un infidèle traduit bien la condition difficile de la femme ainsi mariée. Au premier siècle, il arrivait souvent que la femme se convertisse tandis que l’époux restait rebelle à l’Évangile de Christ. De nos jours aussi, on peut s’être marié (hélas ! même religieusement) avec légèreté, dans l’ignorance du vrai caractère de la foi vivante, et découvrir soudain le chemin de la conversion. Les conditions d’existence nouvelle qu’il nous ouvre comportent souvent de grandes difficultés ; d’où le secours que l’Esprit Saint vient apporter par ces paroles à toutes celles et à tous ceux qui suivent un tel chemin. Mais nul célibataire chrétien ne saurait s’autoriser de ces exhortations pour justifier son mariage avec un incrédule… ou un chrétien de nom !

Mardi 10                          Pourim                  2ème sujet : le salut du peuple juif                   1 Pierre 3.8-17 | Ps 38

A qui Pierre adresse-t-il ses exhortations ? Ce qui était demandé des serviteurs et des époux est maintenant rappelé à l’ensemble de la communauté - « Soyez tous… » dit le texte. L’œuvre première des chrétiens, c’est une attitude, des faits et gestes qui attirent l’attention non pas sur eux-mêmes, mais sur Christ. Et ce témoignage est une responsabilité de l’Église en chacun de ses membres, également en chacune de ses communautés locales.

Quel est le dénominateur commun de ces témoignages ? C’est l’unité. « Soyez tous animés des mêmes sentiments et des mêmes pensées ». En effet, l’extraordinaire de ce témoignage tient au fait qu’il soit apporté non pas isolément, ci et là, par quelqu’un mais par l’ensemble des membres d’une communauté. La sagesse populaire a déjà relevé que « là où il n’y a rien, il n’y a personne ». Car il suffit que les hommes vivent ensemble pour qu’apparaissent bientôt difficultés, divisions, jalousies, querelles, animosités, etc. toutes choses naturelles à un monde dont Satan serait le seul prince. Satan étant le diviseur par excellence, il ne peut y avoir que rupture d’unité là où il est écouté, servi, obéi. Tandis que là où Christ règne, reconnu comme Seigneur à qui tout est soumis, le témoignage de sa présence est précisément l’unité, une unité réelle, tangible, visible.

Mercredi 11                                       3ème sujet : l’unité de l’Église                                    1 Pierre 3.18-22| Ps 39

Quel rapport établissez-vous entre l’expression « Christ aussi a souffert » et la fin de ce chapitre 3 ? Il s’agit toujours de la même pensée : la nécessité d’un témoignage qui accepte que la souffrance – le martyre y compris – soit inscrite au programme de toute vie chrétienne. Pierre le justifie par :

1.     la réalité de la mort du Christ quant à la chair (18b),

2.     la réalité de la résurrection du Christ quant à l’Esprit (18c),

3.     l’effet significatif du temps de Noé (19-20),

4.     le petit nombre des sauvés de cette époque (20),

5.     le rappel de ce qu’est notre baptême (21),

6.     la réalité de notre salut (21),

7.     le rappel de la seigneurie du Christ sur toutes les puissances (22).

Jeudi 12                                       4ème sujet : l’avènement de Jésus                                     1 Pierre 4.1-6 | Ps 40

Pour la troisième fois, Pierre nous rapporte la souffrance du Christ. Rappelez-vous en le triple motif ?

1.    Semblable à nous en toutes choses, Jésus diffère totalement de l'homme par sa pensée, son sentiment, sa volonté, en parfait accord avec Dieu. Ce que les hommes ne supportent pas ! Christ a souffert dans sa chair à cause de l'inimitié de l'homme contre Dieu.

2.    Mais par amour pour les hommes impies voués au jugement divin, dans cette même chair Christ accepta de se solidariser avec les hommes et de s'offrir en rançon pour eux. Cette identification l'amène jusqu'à la mort de la croix. Christ a souffert dans sa chair à cause de nos transgressions.

3.    Dans cette identification, Il n'a pas eu honte de s'appeler notre frère. Il est devenu le prochain du plus méprisé, du plus abandonné des hommes. A ce titre, Il eut à supporter la méchanceté et le mépris des hommes à l'égard de leurs semblables. Il a été en butte à leur jalousie, à leur médisance, à leur malveillance, à leurs injustices, à leurs railleries, à leur orgueil, à leur lâcheté, à leur trahison, à leurs injustes condamnations. Christ a souffert dans sa chair à cause de l'inimitié de l'homme contre l'homme.

Vendredi 13                                                   La Croix                                                     1 Pierre 4.7-11 | Ps 41

En quoi et comment la fin est-elle proche ? Le mot «proche » a été souvent mal interprété. On entrevoyait l'heure finalecomme une étape dont chaque minute nous en rapprocherait. Cette notion temporelle de la proximité des événements ne correspond pas à la pensée de l'apôtre. La Bible n'a jamais dit que la fin viendrait en conclusion d'une lente et progressive évolution ou encore en couronnement de je ne sais quelle grande entreprise d'évangélisation. Non, la fin est proche et reste proche, parce qu'elle est une décision, un geste de Dieu, possible à n'importe quel moment. Personne ne sait ni le jour, ni l'heure. Nous sommes avertis que cette heure et ce jour surgiront comme l'éclair, à l'instant où les hommes ne se douteront de rien (Mt 24.27, 39, 50). C'est pourquoi, après son Seigneur, l'apôtre dit, lui aussi et à sa manière : «Tenez-vous prêts» (Mt 24.44).

Samedi 14                                         L’Église et les sacrements                                       1 Pierre 4.12-19 | Ps 42

Que nous rappellent ou nous enseignent les mots employés certainement à dessein dans le v. 19 ?

1.    C'est le même verbe «remettre» qui est employé par Lc 23.46 nous rapportant la parole du Christ mourant : « Père, je remets mon esprit entre tes mains ». Quand on sait comment Dieu honora la foi, l'abandon confiant de son Fils en agonie, on ne peut qu'être fortifié et rassuré à l'heure où nous aurions à emprunter ce même chemin d'opprobre.

2.    Pierre nous invite à nous en remettre au « fidèle Créateur » ! Juste et heureux rappel de notre condition d'hommes perdus si la grâce n'intervient pas. Le salut est un acte créateur de Dieu, et non le produit de nos efforts ou la récompense de nos œuvres. Mais en nous rappelant cette intervention divine, Pierre veut souligner que l'acte créateur de Dieu nous tirant du néant est garant de sa toute puissance à même de nous tirer de la fournaise de la persécution. C'est donc bien une invite à la foi dépouillée de toute crainte.

Lundi 16                        1er sujet : le Réveil par des conversions authentiques                       1 Pierre 5.1-7 | Ps 43

Qui a autorité dans l’Église ? L'Église locale édifiée selon l'ordre du Seigneur ne peut jamais dépendre de la seule autorité d'un pasteur. C'est avec les anciens (aujourd'hui appelés aussi conseillers de paroisse ou conseillers presbytéraux) que le pasteur régit la communauté. Son autorité est partagée par tous les anciens. C'est en pleine communion de responsabilités qu'il l'exerce avec eux. Ce qu'il dit, ce qu'il fait au nom du Seigneur les engage, comme l'engage lui-même le témoignage et le service de ses conseillers. Ce que ceux-ci à juste titre exigent de leur pasteur, il est en droit de l'attendre de leur part aussi.

Mardi 17                                       2ème sujet : le salut du peuple juif                                    1 Pierre 5.8-14 | Ps 44

Que savons-nous de Silvain ? de Marc ? D'abord ce que l'apôtre en dit : il est «un frère fidèle », Pierre le considérait à la fois comme digne de transcrire sa parole et digne d'être écouté par ceux à qui il écrivait. Ensuite ce que d'autres textes nous en disent (voyez Ac 15.25, 29, 31, 40 ; 2 Co 1.19 ; 1 The 1.1 ; 2 The 1.1). Compagnon de voyage de Paul, il aurait également servi d'écrivain, de rédacteur de l'apôtre Pierre. Aucune preuve ne peut être donnée de cette supposition. Il en va de même de Marc. Il est vraisemblable qu'il s'agit du même personnage dont il est question dans Ac 12.12, 25 ; 13.5, 13 ; 15.37-39 ; Col 4.10 ; Phm 24. Il rédigera plus tard l'évangile qui porte son nom. Si Pierre l'appelle son fils, c'est qu'il est vraisemblable que Pierre fut à l'origine de sa conversion à l'Évangile.

Mercredi 18                                     3ème sujet : l’unité de l’Église                                          Marc 11.1-11 | Ps 45

La fête des Rameaux, ce cortège joyeux, se termine par un grand malentendu ! Les disciples (comme nous !) sont tous d’accord de suivre un roi comme les autres rois mais ils ne peuvent comprendre que ce roi finisse sur une croix, que le cortège ne s’arrête qu’au Golgotha. Quelle drôle de Roi !

C’est la croix que nous n’aimons pas. Et pourtant c’est en elle que se trouve toute victoire dans nos vies. 

Nous voudrions la résurrection sans la mort,

nous voulons le partage, mais nous refusons de mettre à mort notre égoïsme,

nous voulons la paix, mais nous refusons de mettre à mort la haine, la vengeance !

nous voulons la fidélité, mais nous refusons de mettre à mort l’impudicité, la séduction,

nous voulons que les autres soient humbles, mais nous refusons de mettre à mort notre orgueil,

nous exigeons la vérité, mais nous tolérons le mensonge en nous,

nous souhaitons que toute tyrannie soit abattue, mais nous demeurons autoritaires, 

nous voulons que le bien règne entre les hommes, mais nous abritons le mal en nous,

Jeudi 19                                       4ème sujet : l’avènement de Jésus                                    Marc 11.12-19 | Ps 46

Marc… se contente de souligner que « ses disciples écoutaient » (v. 14b). C'est pour eux qu'il vient de faire ce signe. Sans doute n'en comprennent-ils pas encore le sens. Dans la tradition évangélique, le récit du figuier stérile a connu une fortune diverse qui montre l'embarras des auteurs devant l'attitude de Jésus. Seul Marc a bien mis en valeur cet épisode en en faisant le cadre même de la scène de l'expulsion des vendeurs du Temple. Matthieu ne l'a placé qu'après ce vigoureux coup de force (Mt 21,18-22). Luc n'a pas hésité à n'en faire qu'une « parabole» sur la patience de Dieu, en dehors du présent contexte historique (Lc 13,6-9) (commentaire de J.Hervieux).

Vendredi 20                                                   La Croix                                                      Marc 11.20-26 | Ps 47

C'est très intentionnellement que le récit du figuier stérile, puis desséché (11.12-14 et 20-25) encadre le récit des vendeurs chassés du temple (11.15-19). Il porte en lui des mots aux résonances très significatives sur ce qu'attend Jésus de ses disciples : la faim spirituelle ; (v. 12) ; des fruits (religieux, v. 14) ; des racines (profondément vivantes, v. 20) ; la foi (solide, v. 22) ; la prière (confiante, v. 24) ; le pardon, (réconciliateur, v. 25). De quoi beaucoup méditer (commentaire de J. Hervieux).

Samedi 21                                         L’Église et les sacrements                                         Marc 11.27-33 | Ps 48

La question de l’autorité de Jésus ne se pose-t-elle pas tous les jours lorsque nous lisons la parole de Dieu !? Notre corps n’est-il pas le Temple du Saint-Esprit !? N’a-t-il pas besoin d’un sérieux coup de nettoyage périodiquement !? Nous avons, nous aussi nos tables de change !

Nous changeons l’or de la Parole de Dieu pour des idées à la mode. Et quand nous entamons des débats sans fin où nous essayons de justifier nos positions, nous risquons fort de nous retrouver devant le silence du Christ. Il ne répond pas ! Pourquoi ? Parce que pour discerner la volonté de Dieu nous avons toujours besoin de l’éclairage du Saint-Esprit.

HYMNE AU SAINT ESPRIT

Viens, Lumière véritable ;

Viens, Vie éternelle ;

Viens, Mystère caché ;

Viens, Trésor sans nom ;

Viens, Chose indicible ;

Viens, Personne inconnaissable ;

Viens, Joie incessante ;

Viens, Lumière sans crépuscule ;

Viens, Espérance qui veut sauver tous ;

Viens, Résurrection des morts ;

Viens, ô Puissant, qui a accompli, transformé, et changé tout par ton seul vouloir ;

Viens, Invisible, tout à fait intangible et impalpable ;

Viens, Toi qui toujours restes immuable, et qui, à toute heure Te meus et viens vers nous, couchés en enfer ; Tu te tiens plus haut que les cieux, Ton Nom tant désiré et constamment proclamé, nul ne saurait dire ce qu'il est, nul ne peut savoir comment Tu es, de quel genre ou espèce, car cela est impossible.

Viens, Couronne jamais flétrie.

Viens, Celui que mon âme misérable a aimé et qu'elle aime.

Viens, Seul à moi seul.

Viens, Toi qui m'a séparé de tous, et m'a fait solitaire dans ce monde, et qui Toi-même es devenu désir en moi ; qui as voulu que je Te veuille, Toi, absolument inaccessible.

Viens, haleine et vie mienne, consolation de mon humble cœur.

S. Syméon*, surnommé le Nouveau Théologien (grec, XIème siècle)

(in Vladimir Lossky, Théologie mystique de l’Église d’Orient)


Date de création : 29/02/2020 @ 11:21
Dernière modification : 29/02/2020 @ 11:21
Catégorie : FP 2019-2020
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