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UNION DE PRIÈRE

Maison de Boissier, 19 r. de la Calade, 07800 CHARMES SUR RHÔNE

uniondepriere@gmail.com

CCP France : 6 649 68 P Lyon ; Suisse : 14-761280-9

Rédacteur: Matthias Helmlinger

Lundi 11 novembre (livret de prière p. 63)                                                                       Matthieu 25.14-30| Ps 87

Un talent équivaut à plus de 35 kg d’or. Aujourd’hui, cela correspondrait à plus de 1'500'000 €. Même le serviteur qui n’a eu qu’un talent, a donc eu énormément. Après ce cadeau, considérer le donateur comme un « Maître dur », qui vole son prochain (« tu moissonnes où tu n’as pas semé… »), c’est vraiment une calomnie, de la mauvaise foi. D’où vient notre mauvaise foi, alors que l’Amour de Dieu est répandu depuis la croix dans nos cœurs par le Saint-Esprit ? Pourquoi voulons-nous garder une image mensongère de Dieu notre Père ? L’adjectif « bon à rien », « inutile », dans la bouche du Maître (v. 30) se retrouve en Lc 17.10. Ayant fini notre service, nous devrons dire à Dieu : « nous sommes des serviteurs inutiles, bons à rien ». Si nous le disons nous-mêmes, nous sommes heureux ; si c’est le Maître qui doit nous le dire, nous serons malheureux pour toujours. C’est la grâce de Dieu qui aura tout fait, qui nous aura fait multiplier le Don de Dieu, Jésus-Christ. Nous en sommes sûrs à l’avance.

Mardi 12                                                                                                                       Matthieu 25.31-46 | Ps 88

Le jugement dernier sera fait en fonction de notre comportement vis-à-vis des « frères » de Jésus (v. 40). Le commentaire d’aujourd’hui du Guide de la L.L.B. dit : « il s’agit des enfants d’Abraham ou de ceux qui ont la foi d’Abraham ». Sur la croix, Pilate a voulu que soit écrit : Jésus le Nazôréen, le Roi des Juifs. Et nous comprenons bien que c’est le Seigneur Dieu qui a voulu que cela soit écrit. « Juifs » n’est pas un nom choisi par le Seigneur pour son peuple. Il avait choisi « Israël ». « Juifs » est le nom donné par les Nations au peuple d’Israël au cours de l’Histoire. Jésus accompagne les Juifs dans le déroulement de l’Histoire. Comment les Nations se sont-elles comportées vis-à-vis des Juifs depuis 2000 ans ? Comment se comportent-elles aujourd’hui ? Pour tout cela il y aura un jugement, parce que le Roi des Juifs est solidaire de ce peuple. Toucher à un sujet du Roi, c’est toucher au Roi. Mais les frères de Jésus, ce sont aussi ceux qui ont la foi d’Abraham, que nous appelons aujourd’hui « chrétiens ». Il est remarquable que les chrétiens soient en prison, torturés, tués dans les premiers siècles de l’Église et aujourd’hui plus que jamais. Le jugement dernier va s’opérer d’après notre comportement à leur égard. Jésus est vraiment présent dans ce monde. Nous serons étonnés au jugement dernier, quand nous verrons tout cela.

Mercredi 13                                                                                                                       Jacques 1.1-11 | Ps 89

Nous commençons aujourd’hui l’étude de l’épître de Jacques. Les exégètes se sont arrachés les cheveux pour essayer d’y trouver un plan. Il n’y en a pas plus que dans d’autres livres de la Bible. C’est comme ça : nous avons affaire à une lettre aux douze tribus de la diaspora (des Juifs ! ou des chrétiens proches des Juifs !) qui répond à des problèmes de vie communautaire. L’apôtre Jacques enseigne, fondé en notre glorieux Seigneur Jésus-Christ (2.1), dans la Loi, dans la Sagesse, dans ce qui est dit du LaSHoN HaRa* (langue mauvaise) et de la pauvreté (les *aNaWyM, pauvres) dans le judaïsme. Au verset 2 nous avons l’expression « toute joie » ou « joie totale » (trad. Maredsous). Que nous soyons tout entiers joie, c’est possible, en traversant les épreuves « variées » « de toute espèce » (v. 2). Parce que ces épreuves produisent une endurance, une endurance à laquelle il faut laisser le temps de parachever son œuvre : nous rendre parfaits, « accomplis »(v. 4). Voilà, c’est clairement posé : la joie totale est possible, si nous traversons les épreuves. Chez les chrétiens persécutés, cette joie arrive parfois rapidement, en quelques semaines d’endurance, suivies de leur mise à mort. Chez d’autres chrétiens, cette joie arrive après des années d’endurance dans des souffrances variées, de toute espèce. Ces chrétiens endurants, remplis de « toute joie » sont nos véritables maîtres en théologie. Seul ce qui est précieux, infiniment précieux est inlassablement testé. La foi est plus précieuse que tout, c’est pourquoi elle est testée, éprouvée. Il se peut que nous manquions de Sagesse pour comprendre cela, c’est pourquoi il faut la demander.

Jeudi 14                                                                                                                               Jacques 1.12-18 | 90

Jésus a été tenté aussitôt après avoir entendu la Parole de Dieu : Tu es mon Fils. Je résumerais les tentations du diable ainsi : « tu ne vas quand même pas te coltiner tous ces aspects minables de la condition humaine (avoir faim, attendre le bon vouloir de Dieu…), maintenant que tu es Fils de Dieu ? ». L’histoire des chrétiens montre combien ils ont mésusé de la Parole que le Dieu vivant leur a adressée. Ils en ont mésusé en y mêlant leur convoitise et leur désir de toute-puissance. Mais la Parole de Dieu reste la Parole de Dieu : une Parole de vérité (v. 18), qui engendre des fils de Dieu, prémices de Ses créatures (nouvelles) (v. 18). Les prémices sont des prémices, parce qu’une grande récolte suit. Restons à notre place de prémices. Qu’il nous suffise d’être engendrés par la Parole de vérité. C’est plus que suffisant.

Vendredi 15                                                                                                                    Jacques 1.19-27 | Ps 91

Dans ce monde rempli d’injustices, où les faibles payent pour nos fautes, la colère humaine n’accomplit rien. Les poètes (poïètai en grec, faiseurs) de Parole (v. 22), eux, accomplissent une Histoire, l’Histoire du salut : en visitant les orphelins et les veuves (v. 27), ceux qui n’ont pas d’histoire, pas d’avenir, ils créent une Histoire, un avenir, là où il n’y en avait pas. La Loi accomplie, celle de la liberté (v. 26) crée l’Histoire. Les rabbins disaient déjà : « ne lis pas HaRouTH (gravé), mais « HéRouTH » (liberté) ; le commandement est « liberté » (et non pas « gravé ») dans les tables de la Loi ». Ésaïe nous apprend que ce que nous appelons « liberté » (chacun suit son propre chemin Es 53.6), ce n’est ni plus, ni moins que nos péchés qui ont conduit Jésus à la croix. A la retraite de l’Union de prière, l’été dernier, un enseignement portait sur « remplir, accomplir la Parole ». Les apôtres Paul et Jacques insistent sur ce thème : soyez des gens qui accomplissent la Parole(Jc 1.22). Le mot DaBaR en hébreu signifie aussi bien « parole » que : « évènement ». La Parole de Dieu ne peut pas faire autrement que de créer des Évènements ; quand elle passe par l’être humain, ce sont des œuvres. Il me semble qu’au verset 25, Jacques nous dit que regarder dans la Parole qui nous sommes en Jésus-Christ et laisser cette vision sans impact sur notre vie, sans qu’elle fasse de notre vie pour tous un évènement du Royaume de Dieu, ce n’est juste pas possible. C’est une maladie pire que celle d’Alzheimer. Notons que, dans ce verset, l’évangile est appelé : la Loi parfaite de la liberté.

Samedi 16                                                                                                                          Jacques 2.1-7 | Ps 92

Nous avons dans cette épître de Jacques un écho du cantique de Marie, le « Magnificat » : le Seigneur a jeté les puissants à bas de leurs trônes et il a élevé les humbles, les affamés, Il les a comblés de biens et les riches, Il les a renvoyés les mains vides (Lc 1.52-53). Que les frères se glorifient, les humbles de leur élévation, les riches, de leur abaissement (Jc 1.9). Où voyons-nous cela ? En Jésus-Christ. Jacques Serr écrit : « en S’humiliant ainsi dans une pauvreté extrême, en venant naître dans le ventre d’une femme, d’une créature, le Seigneur Dieu Créateur du ciel et de la terre, a tout, absolument tout abaissé à ce niveau, au niveau de Son humilité ». Notre glorieux Seigneur Jésus-Christ (v. 1) est né de la vierge Marie, et dans quelles conditions ! Sur la paille dans une étable, de parents qui doivent se réfugier en Égypte… ! Chercher encore, après cela, à se glorifier selon les critères de ce monde, recréer des distinctions, ce serait « criminel » (Jc 2.4).

Dimanche 17                                                                                                                         Psaume 115 | Ps 98

Un livre récent prétend donner des réponses à la question : « Comment le peuple juif a été inventé ». Avec ce psaume, nous avons la bonne réponse : le peuple juif ne s’est pas inventé tout seul, c’est son Dieu qui l’a inventé. Le peuple juif n’a pas non plus inventé son Dieu, contrairement à toutes les autres Nations. Ce Dieu voit, entend, touche, sent, marche, bref : ce qu’Il a désiré, Il l’a fait (v. 3). On peut être sûr qu’Il continuera à faire tout ce qu’Il désire. Quelle assurance ! Quelle bénédiction ! Stan Rougier traduit ainsi les derniers versets : « la vie est trop courte pour prier tristement !...Tant qu’il y a de la vie, laissons libre cours à la louange. Cela commence dès aujourd’hui, et ce sera pour toujours ! Alléluia ! ».

Lundi 18 novembre (livret de prière p. 69)                                                                          Jacques 2.8-13 | Ps 93

Au verset 13 le mot grec « eleos » traduit l’hébreu « HèSèD », grâce. Peu de traductions rendent correctement ce mot si important : on trouve « miséricorde » (Segond), « pitié » (TOB)… YHWH le Dieu d’Israël est « plein de grâce » (Ex 34.6). « Grâce prend de haut Jugement » (traduction littérale du v. 13). C’est un cri de triomphe. La grâce peut se vanter d’être bien plus haute que le jugement. Quelle folie, quand nous nous enfermons dans un jugement, que ce soit sur nous ou sur les autres ! Oui, quel péché ce serait d’inverser les rôles, le rôle de « Grâce » par rapport à « Jugement » ! Ça oui, ce serait un péché, que de fonctionner comme si Grâce n’était pas infiniment supérieure à Jugement. Mettre Jugement au-dessus de Grâce, ce serait un péché pour lequel il n’y aurait « aucune pitié » (v. 13), puisque ce serait toucher à qui est ce Dieu d’Israël : « plein de grâce ». Ma faute ou celle de l’autre, ne peut jamais, jamais être aussi grande jusqu’à éclipser la Grâce.

Mardi 19                                                                                                                          Jacques 2.14-26 | Ps 94

Si on pense que l’apôtre Jacques nous fait la morale, les exemples de « bonnes œuvres » qu’il donne viennent vite nous détromper : Abraham sacrifiant Isaac, Rahab trahissant son peuple. Deux œuvres foncièrement immorales, et pourtant ce sont les œuvres de la foi au Dieu vivant. Nous pensons trop vite que la foi est une vie intérieure. La foi est une vie extérieure et intérieure. Abraham et Rahab sont là pour le prouver. L’œuvre d’Abraham est d’agir avec Dieu qui ressuscite les morts, qui lui rend son fils unique, bien-aimé, au multiple. Nous sommes encore au bénéfice de cette foi agissante d’Abraham, nous dont il est le père par notre foi en Jésus fils d’Abraham. L’œuvre de Rahab est de choisir le peuple de Dieu au détriment de son propre peuple, et ainsi de donner naissance à Jésus (Mt 1.5), le Sauveur des hommes. La foi agissante participe à l’Histoire du salut, c’est l’œuvre de Dieu et l’œuvre des hommes, inséparablement. La foi n’est pas séparable d’une œuvre que Dieu a faite et qu’il continue à faire par nous.

Mercredi 20                                                                                                                       Jacques 3.1-12 | Ps 95

Ceux qui enseignent (les pasteurs et Cie) seront « jugés plus sévèrement » (v. 1). Merci aux frères et sœurs de prier pour leur ministère, pour leur salut ! Par le mors (v. 3) le langage du cavalier devient celui du cheval, par le gouvernail (v. 4), le langage du commandant de bord devient celui du bateau. Nous sommes coutumiers de ce genre de langage qui ne laisse aucune place au dialogue. Cette langue, nous l’avons apprise du serpent qui parle. Avec cette langue, nous nous détruisons nous-mêmes, et nous détruisons la création toute entière. La Parole de Dieu, la langue que parle Jésus, est d’un autre genre : elle ouvre un espace à chacun, un espace de liberté, de dialogue, d’amour. Cette langue-là, il faut que nous l’apprenions à Son école, une école de souffrances, de combats, mais une école d’amour.

Jeudi 21                                                                                                                          Jacques 3.13-18 | Ps 96

Maintenant que la catastrophe a eu lieu (la perversion du langage où nous sommes), le Seigneur Dieu nous donne de participer à une « belle anastrophe » (« anastrophe », translittération du mot grec employé au v. 13, qui est traduit par : « conduite » ; mais il s’agit d’une façon de conduire sa vie qui tire tout vers le haut). Nous sommes au cœur de l’épître de Jacques : en Christ, un langage nouveau est possible, une conduite de la vie qui tire tout vers le haut : (Dieu) se propose de… réunir (tirer vers le haut, sous une seule tête) en Un toutes choses dans le Christ (Eph 1.11). Notons l’expression au v. 13 : en douceur de sagesse. Louis Marie Grignon de Montfort, auteur souvent lu par Louis Dallière, a écrit une petite brochure toujours éditée, intitulée « L’amour de la sagesse éternelle » (éd. Seuil, 4,30€). Puisque nous méditons cette épître de Jacques qui parle de la Sagesse de Dieu, c’est le moment de citer quelques extraits de cette brochure : « La vraie Sagesse n’est pas de l’homme mais de Dieu. Elle est Dieu même en tant que Verbe, le Logos de Saint-Jean, le Christ de Saint-Paul. Elle dit d’elle-même : J’ai été établie dès l’éternité, et dès le principe, avant que la terre fût créée. Les abîmes n’étaient pas encore lorsque déjà j’étais conçue (Pr 8.23-24)… La vérité…ne se construit pas par des documents, elle ne se situe pas au bout d’une chaîne d’expériences. Elle est partout présente et respirante… il y a dans les événements et dans les choses une harmonie constructive, conductrice et conservatrice dans laquelle l’homme et ses activités sont inclus. Et notre liberté trouve son emploi légitime, non à déformer, comme le ferait un enfant stupide, le plan général de la Providence, mais à y participer comme nous y sommes conviés, à être les artisans de l’architecture du monde, les collaborateurs de la création. Cette Sagesse transcendante, infiniment au-delà de nos raisonnements et de nos calculs, aurait pu rester éternellement cachée. Pourtant, elle est accessible… Mais elle n’aime que ceux qui l’aiment (Pr 8.15) et non pas ceux qui la poursuivent par curiosité ou par ambition. Elle n’est pas de ce monde, dit Saint-Paul, ni des princes de ce monde qui ont déjà reçu leur congé… Ce sont des choses que l’œil n’a point vues, que l’oreille n’a pas entendues et qui ne sont point montées au cœur de l’homme, des choses que Dieu a préparées pour ceux qui l’aiment (1 Co 2.6-9).…  Il y a une conformité naturelle de l’homme à la Divine Sagesse. Elle est pour l’Homme et l’Homme est pour la Sagesse. Notre esprit est fait pour accueillir la grâce, comme l’œil pour recevoir la lumière et pour participer à la lumière. Ce n’est pas une lutte, c’est un appel auquel répond un appel, une voix à laquelle répond un écho, deux consentements, une rencontre. L’idée qu’on se fait de la foi est ordinairement très pauvre. On la dit une obéissance et une croyance aveugle au dogme. Elle est, entre autres choses, ce double courant d’amour qui relie la créature à son Créateur, l’insufflation de la Divine Sagesse dans l’homme qu’elle rend voyant, en illuminant comme dit Saint-Paul, les yeux de son cœur… « Plus active que toutes les choses agissantes, elle atteint partout à cause de sa pureté(Sg 7.24). Elle divulgue le pourquoi au-delà du comment, elle conduit au point unique qui est cause et but, alpha et omega… Enfin, elle ne laisse pas croupir dans la tiédeur et la négligence ceux qui ont son amitié. Elle les rend tout de flammes et leur inspire de grandes entreprises pour la gloire de Dieu et pour le salut des âmes… La Sagesse substantielle et incréée, Fils de Dieu, seconde Personne de la très Sainte Trinité… s’est faite, dans le temps, notre-Seigneur Jésus-Christ… la Vérité s’est montrée sous les espèces d’une vie visible et tangible, et d’une voie qui nous offre tout le détail des moyens propres à notre salut. Enfin, elle affirme de la manière la plus éminente, sous la figure d’une passion et d’une mort humaines, la primauté de l’amour, de l’humilité et du sacrifice. »

Vendredi 22                                                                                                                      Jacques 4.1-12 | Ps 97

Dieu désire ardemment l’esprit qu’il a fait habiter en nous. Cette citation du v. 5 est difficile à trouver explicitement dans l’Écriture. C’est bien la preuve que l’Écriture est plus vaste que le texte, c’est aussi la tradition orale. Autre traduction : c’est jusqu’à la jalousie que vous aime l’Esprit qui demeure en vous (Maredsous). Dieu a fait habiter son Esprit en nous depuis que Jésus est allé le rejoindre. Jésus a dit qu’Il l’enverrait pour qu’il demeure en nous. Il ne peut mentir. Ne doutons pas, ne faisons pas dépendre la certitude que l’Esprit demeure en nous de signes extérieurs, tangibles, de sentiments ou d’émotions. Tout cela n’est pas interdit, loin de là. Mais l’Esprit demeure en nous par le fait que Jésus a annoncé cela et a prié pour cela. Et Il nous veut tout entiers pour Dieu le Père.  « Ami de Dieu »  et  « ami du monde »  ne vont pas ensemble.  Mais être

 

ami de Dieu sans faire ce pour quoi il nous envoie dans ce monde, ce n’est pas être ami de Dieu. Quand je mets la Loi entre le prochain et moi, pour m’autoriser à médire de mon prochain, en fait, je suis en train de médire de la Loi, je me mets au-dessus de la Loi : affirmation remarquable, qu’on trouve au v. 11. La Loi ne peut être instrumentalisée pour condamner un être humain.

Samedi 23                                                                                                                       Jacques 4.13-17 | Ps 99

On oublie souvent de parler du péché par omission. Pas étonnant que nous nous prenions pour des propres justes ! L’apôtre Jacques nous signale un péché par omission : savoir ce qui est bien et ne pas le faire (v. 17). Quelqu’un a dit que le monde va mal, non seulement à cause de ceux qui font le mal, mais aussi à cause de ceux qui ont la capacité de faire le bien et ne le font pas. Charles Péguy écrit : « ils ont les mains propres, mais ils n’ont pas de mains ».

Dimanche 24                                                                                                                       Psaume 126 | Ps 122

On dira dans les Nations : le Seigneur a fait grand, dans ce qu’Il a fait pour ceux-là (les Juifs, Sion) (v. 2).

Ceux qui sèment avec larmes (v. 5) : « L'âme qui a perdu la grâce languit après son Maître et pleure comme Adam lorsqu'il fut chassé du Paradis. Et personne, alors, ne peut la consoler, sauf Dieu... Je pleure mon Seigneur, car il y a si longtemps que je ne L'ai vu... Quand l'âme est remplie par l'amour divin, dans sa joie infinie, elle s'afflige et prie avec des larmes pour le monde entier, afin que tous les hommes puissent connaître leur Seigneur et leur Père céleste... Mon âme languit après Toi, elle est attirée vers Ta grâce et pleure en la cherchant... Si des parents perdaient leur enfant bien-aimé, comme ils le chercheraient partout pour le retrouver ! De même l'âme qui a aimé Dieu recherche le Seigneur, mais avec une plus grande angoisse encore »

Saint Sidoine (Sophonie p. 302-303) ; sur le Ps 126.5 voir aussi "Règle de Reuilly" p. 54.

 


Date de création : 07/11/2019 @ 09:29
Dernière modification : 07/11/2019 @ 09:29
Catégorie : FP 2019-2020
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